Le témoignage d' Alyssia

mercredi 5 avril 2017






Je suis ravie de vous retrouver pour démarrer une nouvelle rubrique. En effet, je souhaite VOUS faire participer à ce nouveau projet. Et surtout, vos expériences de vie peuvent servir à d'autres. Le partage c'est bien mais dans les deux sens ! 

On démarre du coup cette nouvelle série avec la très gentille Alyssia. Une jeune bloggeuse beauté engagée. 

Pourquoi, je souhaite vous raconter son histoire? Elle n'a pas encore d'enfants mais son retour d'enfance peut être très intéressant pour les nombreuses mamans qui liront cet article ! 

Elle a répondu avec enthousiasme aux questions que je lui ai posé ! Je vous raconte son histoire ! 


Alyssia est donc une jeune femme de 24 ans d'origine Martiniquaise de par son père et d'origine française et suisse de par sa mère. 

Ici on parle cheveux, alors ça donnait quoi quand elle était petite? 

De la naissance jusqu'à 7/8 ans elle avait les cheveux lisses / ondulés. Vous êtes d'ailleurs très nombreuses à me demander à partir de quand les cheveux changent de texture. Je pensais moi même que les cheveux changeait bien avant cet âge ! J'apprends avec vous tous les jours et j'adore ! 

C'est donc à partir de cet âge que ses cheveux ont commencé à changer. Ils ont gagné en épaisseur et en volume. Les boucles ont commencé à apparaître. 







A l'heure actuelle, ses cheveux tendent vers le bouclés/frisés ( 2C, 3B, et un peu de 3C). Si tous ces termes vous sont inconnus, je vous avais rédigé un article détaillé sur le sujet juste ICI.  Comme beaucoup de jeunes femmes, elle a eu des moments de doute capillaire. Elles ne savaient pas trop gérer la nouvelle texture de ses cheveux. Elle a d'ailleurs écris un article très intéressant sur son évolution capillaire, que vous pourrez voir juste ICI. 


Quand elle était petite, elle aimait avoir de longs cheveux comme sa maman ( ou presque). Quelle petite fille ne s'identifie pas à sa maman! Celle- ci en prenait d'ailleurs soin mais avec une certaine retenue. En effet, l'information était surement moins diffuse qu'à l'heure actuelle. Elle s'occupait de ses cheveux correctement mais pas forcément comme on le ferait maintenant et surtout pas naturellement. Elle insiste d'ailleurs sur le rapport Hydratation/ nutrition/ protection. 





Une des questions qui me taraudent était de savoir si elle aimait ces cheveux quand elle était enfant. Se construire quand on est un enfant métisse est une question importante à mes yeux. En effet, nous souhaitons toujours nous faire rentrer dans une case. La "case métisse" n'existe pas ou pas encore suffisamment. Pourquoi je dis ça? Tout simplement, car une personne issue d'un métissage ne sera jamais intégrer comme une personne noire ou blanche. Pour la communauté noire, elle sera blanche, et pour la communauté blanche, elle sera noire. 

Alyssia confirme mes propos car elle eu énormément de mal à " se trouver". Jusqu'à ses 16 ans, elle était persuadée d'être blanche. Elle confirme la difficulté de se repérer quand pour les uns nous sommes noirs et pour les autres nous sommes blancs. 

Ne serait-il pas le bon moment pour arrêter de mettre les enfants, les personnes dans des cases? 


L'entourage d'un enfant issu d'un métissage est extrêmement important des 2 côtés. Les paroles, les actes vont permettre de le construire et d'avoir confiance en lui dans sa vie d'adulte. 

Alyssia se sentait différente et n'avait pas confiance en elle. Jusqu'au point qu'elle ne sentait pas légitime d'être métisse. Elle vous explique d'ailleurs tout cela dans un article juste ICI

C'est compliqué de se construire quand on subit des insultes dans les cours de récréation quand on a 10, 12 ou 14ans. Elle nous partage même un souvenir avec sa grand-mère paternelle qui lui a dit un jour qu'elle avait de beaux cheveux! Elle s'en souvient comme si c'était hier ! Elle avait 15 ou 16 ans et elle avait ce jour là assumé complètement ses boucles.

Le poids des mots est donc extrêmement important pour vos enfants. Que leurs cheveux soit lisses, bouclés ou frisés, on se doit en tant que parents de faire attention à notre langage. Prendre soin des cheveux de son enfant, cela passe également vers la parole. J'ai même une anecdote à ce sujet! On me demande très souvent quand ma fille a les cheveux lâchés si j'arrive à m'occuper de ces cheveux et surtout si c'est facile. Comme si cette question était un test ou un piège. Je ne vous cache pas que pour la plupart ce sont des personnes aux cheveux lisses qui n'y connaissent pas grand chose. 

Comme si le fait d'avoir des cheveux frisés ou crépus, pouvaient être compliqués! Ma fille a toujours un oeil et une oreille qui traînent et elle attend ma réponse. Je la vois qui me regarde et écoute ce que je dis! Même si petits, ils enregistrent tout ! 

La dernière question que j'ai posé à Alyssia fut celle ci : Que dirais- tu à une petite fille métisse d'aujourd'hui? 

Voici sa réponse: "elle est jolie telle qu'elle est, que ses cheveux sont un joli bijou dont elle doit être fière et ne surtout pas en avoir honte même si les autres se moquent par ignorance et ou méchanceté." 


J'espère que cet article aura pu vous aider. Je remercie infiniment Alyssia de s'être prêter au jeu des questions/réponses. 

Vous souhaitez partager vous aussi votre expérience? C'est avec grand plaisir! Il suffit juste de m'envoyer un mail ;) 

A très vite 

1 commentaire:

  1. J'adore �� et je me vois tellement dans son témoignage comme je lui avais dis dans son article sur le métissage. Mère réunionnaise indienne, père français alsacien, j'ai enfant eu les cheveux type hawaïenne​ (long bouclé mais touffu en même temps) et j'ai jamais aimé mes cheveux. Ma mère savait pas forcément s'en occuper non plus, un peu de monoï et on tirait tout en queue de cheval super serré. J'ai découvert mes cheveux que bien des années plus tard à l'âge adulte. Mon fils a les cheveux lisse, mais mon frère a les cheveux bouclés que j'essaie de lui faire aimer car il les lisse �� j'espère que la case "métisse" comme tu dis évoluera de plus en plus ☮️ Pineapplestoryblog

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